Sainte conversation.

Domaine : Beaux-Arts

Titre : Sainte conversation.

Auteur / Exécutant : Attribué à PIERO DI COSIMO

Date : Vers 1480

Matière et technique : Détrempe et huile sur bois.

Dimensions : Diametre : 115 cm

Musée : Strasbourg - Musée des Beaux-Arts de Strasbourg

Numéro d'inventaire : 44.981.1.1

Acquisition réalisée avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées (État/Conseil régional d’Alsace)

Descriptif

Piero di Lorenzo (1461 ou 62-1521) prit le nom de Cosimo en hommage à son maître le peintre florentin Cosimo Rosselli. Il le suivit à Rome (1481-82) pour l'aider dans l'exécution des fresques de la Chapelle Sixtine. Hormis ce voyage, sa carrière semble s'être déroulée toute entière à Florence dont il fut l'un des plus grands peintres autour de 1500. Le tableau se présente dans le format circulaire dit «tondo» qui connut un immense succès à la fin du Quattrocento. Sur un fond de paysage, la Vierge présente l'Enfant, entourée de deux saints. A droite, saint Jean­ Baptiste adolescent est facilement identifié par ses attributs traditionnels. A gauche, on peut reconnaître sainte Madeleine du fait de sa chevelure à demi dénouée, de ses habits brodés et ornés de bijoux, et surtout de la boîte à parfums avec laquelle joue l'Enfant; sa juvénilité indiquerait un âge proche de celui de Jean-Baptiste. Dès l'acquisition du tondo, l'attribution ancienne à Ghirlandajo fut mise en doute et la recherche s'orienta vers Piero di Cosimo. Cependant, certaines maladresses (les bras de saint Jean, la disparité de style des figures) faisaient problème. Aujourd'hui, une majorité de critiques pense qu'il s'agit d'une œuvre de la prime jeunesse du peintre, étant par là même d'un passionnant intérêt. Même l'allongement excessif des bras de saint Jean et leur musculature ligneuse apparaissent comme des traits typiques de Piero qui se retrouvent, de façon plus heureuse, dans des œuvres ultérieures. D'autres aspects ne sont pas moins caractéristiques: l'emploi des rehauts d'or, le type de visage de la Vierge qu'affectionnait l'artiste et qu'on retrouve, entre autres, dans le portrait dit de Simonetta Vespucci au musée de Chantilly, le traitement du paysage avec ses escarpements rocheux et sa multitude de notations réalistes et anecdotiques (architectures, personnages, ois eaux, etc). Déjà s'affirme le tempérament étrange de Piero, à l'écart de toutes normes, que Vasari nous a décrit dans son célèbre passage des « Vite ». Par une extraordinaire coïncidence, le musée de Strasbourg conservait déjà deux autres tableaux de Piero di Cosimo (dont l'Oeuvre est pourtant très restreint), d'époques ultérieures: une autre « Vierge à l'Enfant et saint Jean-Baptiste », également en tondo, et une célèbre scène du « Mythe de Prométhée ». Il est désormais un des lieux de passage obligé pour la connaissance de ce maître.

Bibliographie

J.D. LUDMANN, in « Musées de Strasbourg », 1982, n° 14

E. MOENCH, « Un Tondo attribué à Piero di Cosimo » in « La Revue du Louvre » (à paraître).

Auteur de la notice : J.-L.F.

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