Calice Pommes de pin

(c) musée Lalique

Domaine : Arts Décoratifs

Titre : Calice Pommes de pin

Auteur / Exécutant : René Lalique

Date : 1902

Matière et technique : Verre opalescent soufflé-moulé dans une monture en argent

Dimensions : Hauteur : 19 cm

Musée : Wingen sur Moder - Musée Lalique

Numéro d'inventaire : 2009.2.1

Acquisition réalisée avec le soutien du Fonds Régional d’Acquisition pour les Musées (État/Conseil régional d’Alsace)

Descriptif

Si René Lalique Bijoutier utilisait le verre dans ses créations de bijoux, à partir de 1898, ses recherches prennent une nouvelle dimension. A cette date, il achète la propriété de Clairefontaine, près de Rambouillet, et y aménage un atelier de verrier. Si l’on sait qu’il a demandé à visiter la verrerie d’Emile Gallé à Nancy à la veille de s’y installer, son organisation elle-même n’en demeure pas moins inconnue. Au regard des pièces produites - qui nécessitent des fours de fusion et de recuisson importants -, il faut imaginer une véritable petite usine. C’est là qu’il fait fabriquer ses premiers verres soufflés. Encore loin des productions en série qu’il développera plus tard, il s’agit néanmoins d’une technique de soufflage dans un moule. Mais un moule précieux, souvent en argent ou en bronze ciselé, qui reste solidaire du verre qu’il enserre pour devenir monture. La partie métallique donne la structure de la pièce, tandis que la paraison vient, par la pression du souffle, prendre place dans les vides aménagés à cet effet. Ces œuvres, relevant de la tradition de l’orfèvrerie, présentent également de nombreux points communs avec les émaux cloisonnés à jour que Lalique aimait à employer. Constituant une charnière dans l’évolution de son œuvre, ces objets sont à la fois rares du fait de leur préciosité, mais également en raison des difficultés techniques de l’association à chaud de ces métaux avec le verre. Le contraste entre les matériaux les rend exceptionnellement expressifs, la solidité du métal mettant en valeur les qualités du verre, tandis que la fragilité de celui-ci est révélée par l’armature. Un accord parfait lie les deux matériaux, la transparence du verre étant rehaussée par l’opacité du métal

Bibliographie

Catalogue du musée Lalique de Hakone, 2005, pp. 174-175.

Auteur de la notice : Musée Lalique